Mental Health & Sport Lab · JOJ Dakar 2026
Un résultat ne définit pas qui je suis
Des repères simples pour prendre soin de son bien-être mental, soutenir les autres et demander de l’aide lorsque cela est nécessaire. Ces ressources proposent des informations générales et ne remplacent pas une consultation avec un professionnel qualifié.
Une défaite, un refus ou une déception importante peut provoquer des émotions intenses comme la tristesse, la colère, la honte ou le découragement. Ces réactions sont humaines. Elles ne définissent ni les capacités, ni la valeur, ni l’avenir d’une personne.
Je fais la différence entre le résultat et la personne
| Le résultat | La pensée qui peut apparaître |
|---|---|
| J’ai perdu un match. | Je suis nul. |
| Je n’ai pas été sélectionné. | Je déçois tout le monde. |
| Je n’ai pas atteint mon objectif. | Je ne réussirai jamais. |
| Ma candidature n’a pas été retenue. | Tout est fini. |
Une pensée peut sembler très forte sans être un fait. « J’ai perdu » ne signifie pas « je suis un perdant ».
Après une déception, je peux
- Identifier et nommer mon émotionReconnaître ce que je ressens m’aide à mieux comprendre ma réaction et à décider de la suite.
- Faire une pause et récupérerRespirer, me reposer, protéger mon sommeil et éviter une décision importante lorsque l’émotion est très intense.
- Distinguer les faits de mes penséesUn fait décrit ce qui s’est passé ; une pensée est l’interprétation que j’en fais et peut être réévaluée.
- Repérer ce que je peux apprendre et ce qui est sous mon contrôleMes efforts, ma préparation, ma façon de demander du soutien et mon prochain objectif réaliste.
- Choisir une prochaine étape réalisableDemander un retour constructif, reprendre progressivement, ajuster mon plan ou parler à une personne de confiance.
Ma carte « prochain petit pas »
Ce que tu écris reste sur ton écran : rien n’est enregistré ni envoyé.
Comment soutenir un ami ou un coéquipier
- Écouter avec attention, sans jugement ni pression pour parler.
- Valider l’émotion : reconnaître que ce que la personne traverse peut être difficile.
- Éviter de minimiser, culpabiliser ou comparer, par exemple : « ce n’est rien » ou « d’autres vivent pire ».
- Demander : « De quoi aurais-tu besoin maintenant ? » et respecter le rythme de la personne.
- Encourager l’accès à un adulte de confiance ou à un professionnel si la détresse persiste, s’aggrave ou affecte le fonctionnement quotidien.
« Je comprends que cette situation soit difficile. Je suis là pour t’écouter et nous pouvons chercher du soutien ensemble. »
Quand demander davantage d’aide ?
- La détresse persiste, s’intensifie ou revient fréquemment.
- Le sommeil, l’alimentation, les études, le sport, les relations ou les activités habituelles sont nettement perturbés.
- La personne s’isole fortement, exprime un désespoir marqué ou sa sécurité suscite une inquiétude : chercher rapidement l’aide d’un adulte ou d’un professionnel qualifié.
Je peux être déçu et avancer. Un résultat n’est pas mon identité. Je peux choisir un prochain petit pas. Demander du soutien est une force.